2010-10-04

10.10.02.03 - HG @ La Colmiane

Comme tous les ans au début de l’automne, Luc nous a invités a venir passer le weekend dans son chalet familial à la Colmiane pour profiter de ce site de vol peu commun. J’y étais allé l’année dernière pour la premier fois et j’avais trouvé cet endroit tout simplement magique. Le week-end est repoussé une première fois suite à une MTO pourrie. Celle prévue pour ce samedi n’est pas formidable non plus mais nous décidons de monter quand même voler avec Jean-Marie histoire d’une mise en bouche. Luc doit arriver sur place dans l’après midi. Nous arrivons vers 12H et le temps de passer par l’atterro et de monter au déco, nous sommes prêts en début d’aprèm. JM part en premier et j’entends en radio que son harnais n’est pas ‘attaché’ et puis plus rien. Je ne l’ai pas en visuel et il ne répond pas en radio ! Je panique un peu et je décolle précipitamment pour essayer de le voir. Je rentre dans un petit thermik sur la droite du déco, dans la combe (la pompe de service quoi) mais je n’enroule pas et me dirige vers l’atterro. Je suis en approche quand je vois son aile rangée sur le coté du terrain. J’essaye encore la radio et il me répond enfin…Sa radio s’était débranchée tout de suite après le décollage car il avait tout simplement oublie de fermer la fermeture éclair ventral de son harnais…Rien de grave quoi et du coup je me pose à merveille, soulagé par cette explication. Rien de grave au demeurant, c’était censé être un vol de mise en bouche donc tout va bien. William est la aussi et je fais la connaissance de Jacques Bersia ! Frantz est la aussi ! Il m’explique qu’ils font des biplace découverte pour plein de jeunes tout le weekend. Il me propose une bière et on discute un peu…Luc arrive entre temps et je mets encore une plombe a plier mon aile ;o) William me remonte gentiment au déco pendant que JM part avec Luc et Jacques au chalet.

Malheureusement, la majorité des pilotes prévus à l’origine n’ont pas pu venir à cause du report et nous nous retrouvons donc à 5 dans un chalet immense avec beaucoup trop de vin et de nourriture. Au menu : Grillades (Cotes de bœuf, merguez/saucisses, côtelette d’agneau), plusieurs méga-salades de touts types préparées par Luc, du fromage, et une énorme salade de fruits préparée par Jacques. Mais d’abord, il faut préparer les braises ce qui nous donne une bonne occasion de faire l’apéro et de commencer a vider le surplus, William me fait gouter les merveilleux petits gris qu’il a ramassé l’après-midi à coté de l’atterro et Jacques nous pose la devinette du Goeland : le traquage mental commence alors : Pourquoi est-il déprimé après avoir goûté le Goéland ?!  Le repas est un régal, le vin coule, d’abord un petit vin bien fruite très agréable puis un Brouillis particulièrement bon et nous sommes passés au ‘Casa de la Ermita Crianza’ de 2002 que j’avais gardé sous le coude pour des ‘amateurs’. Je dois dire que c’était la bonne occasion car il fait l’unanimité…à en regretter de ne pas avoir sa petite sœur…voir sa grande ;o) Je crois qu’on est arrive a tomber le stock à part le champagne que Jean-Marie avait emmené car on l’avait oublié au frigo ;o))

Le dimanche matin, Richard et Martine nous rejoignent au Chalet et le temps de boire un dernier café et de réorganiser les ailes nous partons avec ma voiture et celle de Richard pour éviter de laisser des voitures au déco. On passe prendre Leo qui est arrivée à l’atterro officiel au Soun Dalpras et c’est partit. Ca a l’air plus instable que la veille au niveau MTO mais ca commence déjà a développer. Pas de risque d’orage mais ca ce couvre assez tôt. Nous arrivons donc au parking des lacs des 1000 Fonds avec le Pic du Veyosq qui surplombe le déco. Nous ne trainons pas trop pour nous préparer et William qui fait aussi du parapente mais qui ne vole pas aujourd’hui (son aile est en révision) accompagne Leo au déco pour la briefer vu que c’est la première fois qu’elle vole ici…

Le temps de manger un bout et Richard ouvre le bal, suivit tout de suite par Jean-Marie. Je suis derrière, prêt a décoller mais le vent passe travers gauche et m’oblige a attendre. Les autres n’ont pas l’air de trouver grand chose en l’air…Un petit cycle déclenche et le vent se re-axe suffisamment pour que je décolle et je m’aperçois que Richard et Jean-Marie sont déjà au tas. Putain ! Moi non plus je ne trouve rien ! Pas un bip en chemin et arrivé au pied de la Balma de la Frema, la ou ils font de l’escalade, je me résous a ouvrir mon harnais pour aller poser. Je suis à environ 150m sol quand Richard me dit en radio de m’accrocher car ca peut repartir vers l’entrée du col de la Colmiane. Je temporise donc quelques secondes de plus quand ca commence a beeper au dessus d’une maison en construction! Merci Richard !!! J’enroule dans un petit +0,5 pendant quelques longues minutes. Je n’y crois même pas ! Mon harnais est toujours ouvert car le  relief n’est pas si loin et je ne veux pas prendre de risque donc je dois rester en bordure du thermik et je m’applique. Je reprends 100m, puis 200m et ca commence a s’accélérer mais je reste prudent car je ressens des petites turbulences (surement à cause d’en effet venturi venant du col). Je suis maintenant dans du +1,5 intégré et je vois la Balma de la Frema de plus en plus proche. Ca y est, je dépasse légèrement l’altitude du Pic, je suis dans les barbules, je suis au plaf ! Luc qui fermait le bal et avait décollé pas longtemps derrière moi et toujours vers le déco, vers le Pic de Veyosq. Je suis a environ 2200m je crois, bien au dessus du Pic ; je préviens Luc et je pars en transition vers le Sud, vers la station de ski de la Colmiane, mais surtout vers le Cayre Gros et que je n’avais pu me faire l’an dernier. Je traverse sans trop perdre d’altitude. J’aperçois alors des rapaces qui enroulent en milieu de vallée et c’est tellement doux en l’air que je prends le temps de les regarder un moment…

J’arrive au dessus du déco parapente ou je reprends une petite bulle et je refais le plaf tout en continuant vers le Cayre Gros quand on me prévient en radio que je vole depuis quelques instants avec un très gros rapace. Je pense d’abord à une blague puis je me fais doubler assez rapidement par la gauche par un oiseau énorme que je ne reconnais évidement pas, mais ce n’est pas grave car avec un peu de chance, la camera a du le filmer ;o) En fait, Nico, qui était passé nous dire bonjour, m’apprendra à l’atterro que je volais avec cet oiseau depuis le dernier thermik que j’avais choppé au dessus du déco parapente. J’arrive enfin au Cayre Gros et je continue vers le Sud jusqu'à ce que je me souvienne que nous avions prévus de rester dans le ‘bocal’. Si je continue plus loin, il y a de fortes chances que je doive me poser dans la vallée du Var et voila la récup…Alors je fais demi tour, et arrive au Cayre Gros, je pars au Sud Ouest en suivant la crête qui conduit au Mont Viroulet. En écoutant les conseils de Luc, je ne dépasse pas la fin de la crête et je décide de partir vers le Nord, vers les balles ravines rouges qui me narguent de l’autre cote de la vallée. Je me fais descendre dans du -3,5m tout le long et mes projets de repasser par le déco pour essayer de me faire le Pic de Veyosq par la suite tombent a l’eau. J’arrive niveau crête entre le déco et l’atterro. Je suis content de mon vol et je décide qu’il est temps d’aller me poser. Je fais mon approche un peu haute et je vais finir par bouffer le petit terrain. Ca se termine bien, avec Jacques qui m’attend avec le caméscope. ‘’Alors, l’homme qui a vole avec les goélands !’ me lance-t-il…Ha ! Encore cette p….. de devinette ! Elle aura rythmée le weekend ;o) Tout le monde est maintenant à l’atterro, il ne manque plus que Luc qui ne tarde pas a se poser. J’en profite pour aller chercher Jasmine et les bières qui étaient restées au chalet ;o)

Le temps passe, Frantz et ses potes continuent a faire des biplaces, nous on plis les ailes en buvant une bonne bière fraiche, Leo prend des photos, William joue avec son avion radiocommandé et Nico aide Luc a régler son aile qui tire a gauche…Un dimanche entre libéristes en gros. Le temps de repasser au chalet prendre les affaires, faire un coup de rangement etc. et de se dire au revoir, ce n’est pas sans une certaine mélancolie que je reprends la route avec JM au moment du coucher de soleil…Merci Luc pour ce merveilleux weekend…

Bon vols et bon vent…Le Phoenix

2010-08-29

10.08.29 - CDC Cup @ Millau



 
La météo annonce une forte tramontane pour cette première journée de la coupe des clubs avec des rafales a plus de 60Kmh. Je suis malade comme un chien et comme a priori ça ne volera pas, je décide de rester en famille a Montpellier où je me suis arrêté sur le retour de Laragne. Finalement, moins d'une 10 de pilotes décolleront en fin d'aprem pour un vol loin d'être appréciable et un crash a l'attéro. Je prends donc la route dimanche matin pour être au PC @ La Pouncho pour 10H. Il y a beaucoup de vent sur la route et a mi-chemin, j'appelle Raymond pour qu'il me confirme que ça volera! J'arrive donc a Millau où je retrouve une bonne partie des pilotes que j'avais laissés a Laragne dont mes Lorrains préférés Pete, Julien, Fernand et Manolo! Il y aussi Pedro, Myriam etc. Je retrouve également une partie des pilotes de mon club: Jean, Pierre et François (Christian, Luc et Richard sont déjà en haut); Le temps de boire une petite infusion (merci Isa), nous montons au déco où il y a déjà pas mal de monde (plus de 60 pilotes inscrits pour cette coupe des clubs 2010 avec leurs ailes dépliées sur le déco de Brunas; ça a de la gueule!) Richard W fait le briefing à 11:15 et annonce que la fenêtre de décollage peut commencer tout de suite car les conditions sont déjà en place avec un plafond à environ 1500m. Le temps de me préparer (étant malade et sous cortisone, je suis encore plus lent que d'habitude), il y a déjà 1/3 des pilotes en l'air en train de monter entre le déco et les antennes. Je suis en 3eme position sur la file de droite quand un pilote fait un retour a la pente assez violent (2 cotes cassées). On patiente le temps que Raymond et d'autres gèrent la situation et remontent l'aile et le pilote. Pendant ce temps, ça souffle très fort et mon pote Jean-Marc (qui a décide de ne pas voler en parapente) me tient les câbles de nez très fermement en attendant mon tour. Je suis enfin devant le déco et Richard W et Jérôme me tiennent aux câbles mais ça souffle trop fort...Je temporise donc encore un peu puis décide de décoller: Richard et Jérôme me lachent et je commence à monter presque en vertical alors que je continu a brider mon aile aux montants avant de me mettre à la speedbar pour m'éloigner du relief. C'est le début d'un vol peu agréable avec beaucoup de vent, et donc de dynamique et certains thermiques musclés a +6 hachés par les rafales (Je ne parle même pas de tous les problèmes de priorités que Manolo et moi avons rencontrés en l'air)!
Je me retrouve très rapidement a 1400+ (certains feront 1700) et ça me suffit car je ne me sens pas suffisamment en forme pour partir faire les balises éloignées. Les effets de la cortisone commencent a diminuer et je ne me sens pas de jouer avec l'overdrive (que je laisse tendu au ¼ tout le vol) par manque d'énergie. Je vois les ailes se poser au fur et à mesure, éparpillées dans les champs sur le plateau; mises a plat pour le démontage tellement les rafales sont fortes. J'entends que Jean se pose au sommet, puis Pierre un peu plus loin au sud. Je n'entend plus François ni Jean-Yves en fréquence...C'est la première fois que je vole a Millau et je décide d'immortaliser le moment en basculant la caméra en mode photo automatique et de quadriller le périmètre pendant un moment. Mon nez se bouche au fur et à mesure et j'ai de plus de mal à respirer correctement. Après environ 2 heures de vol, je décide qu'il est temps d'aller me poser au sommet où m'attend ma voiture. Je fais une belle approche au dessus de la cuvette qui est à l'est mais je fais l'erreur de faire une branche vent arrière un peu longue et je passe derrière le dernier obstacle, une ligne de téléphone que je n'avais pas repérée et qui longe le champ. Le temps de faire mon dernier virage et j'ai un doute: Le vent de face est si fort que je ne suis pas sur de passer...Je verbalise ma frustration par un 'Merde' bien entendu par les pilotes au sol et dans le doute, je choisis donc de faire demi tour et de me poser en PTI, vent de cul, dans le champ qui se trouve au sud de la route d'accès. J'exécute donc un AGV (attéro a grande vitesse) façons 747 (dixit Raymond). A ce moment, je sais que je vais poser sans pb mais que je vais devoir porter mon aile un bon moment. Le champ est grand mais ça va vite, très vite et je dois quand même tirer sur la barre pour ne pas risquer de manger le terrain que je vais tangenter a haute vitesse pendant un temps certain. A la fin de mon palier, je commence a me relever mais j'hésite a passer aux montants donc je garde une main a la barre. Finalement, le sol défile tellement vite que j'estime plus raisonnable de faire les roulettes. Seulement je suis en short! Je reste donc légèrement en tension au dessus de la speedbar et au moment ou les roulettes touchent, je tends mes jambes en ne laissant trainer que mes baskets pourries! Après un nuage de poussière apparemment impressionnant aux yeux de tous, mon aile s'arrête enfin de rouler. Je m'en sort avec beaucoup de poussière un peu partout et une toute petite piqure a mon égaux de jeune pilote. Comme m'a dit Christian un jour, il vaut mieux faire les roulettes devant tout le monde que faire un montant tout seul ;o) Isa, la mère poule, arrive en courant et m'aide très gentiment a traverser le champs avec l'aile. Des pilotes de l'Atlantique Delta Club (dont Olivier avec qui je discute DHV) me commanditent pour le spectacle (dont je ne suis évidement pas fier), et sur la rapidité de ma prise de décision. Apparemment, j'aurais des bons réflexes! Ma 'connerie' fait le tour et plusieurs pilotes plus jeunes viennent me dire qu'ils n'ont jamais vu qq'un se poser avec autant de vitesse! Tout en leur précisant que j'aurais préféré me poser différemment, je conclue que finalement, bien géré, ça pose pas mal avec un gros vent de cul!

Le temps de plier les ailes, de regarder le dernier pilote atterir et de redescendre au PC installé au Pouncho, nous asssitons tous (ou presque) car il y a quand meme eu quelques bobos) a la remise des prix. L'Atlantique Delta Club gagne la coupe cette année et on attend donc avec impatience de savoir s'ils pourront organiser la CDC 2011...A priori dans les Pyrénées!

Bon vent...Le Phœnix